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La franc-maçonnerie aujourd’hui

a franc-maçonnerie ne peut être définie de manière exhaustive ; son consensus fondamental doit être interprété et vécu de façon pertinente et socialement engagée, en fonction des époques et des lieux. On pourrait décrire ce consensus fondamental comme la quête de la maturité humaine et de la tolérance. La franc-maçonnerie ne se limite pas à la contemplation du passé, ni à la simple pratique du rituel, et elle est incompatible avec le repli sur soi. Elle est une recherche constante de nouveaux défis, indissociable de la quête de réponses, car seul ce qui bouge est véritablement vivant. La richesse des interprétations possibles du consensus fondamental unit les individus, pourtant si différents, au sein de la chaîne maçonnique. Le travail maçonnique s’effectue en loges qui, en petits groupes et communautés de discussion, s’attaquent aux problèmes contemporains. Les loges sont autonomes dans le cadre du consensus fondamental. En règle générale, seuls l’individu ou le petit groupe créatif peuvent agir extérieurement au sens maçonnique du terme. Le pavillon, lieu de débats intellectuels sans réserve et de sincérité émotionnelle, offre la possibilité de mettre à l’épreuve, sur les plans théorique et pratique, les idées et soutient l’individu dans son travail.

La critique constructive et l’autocritique sont les fondements de tout travail maçonnique ; elles englobent tous les aspects de notre monde intérieur et extérieur perceptible, y compris le franc-maçon lui-même. C’est la seule façon de nous libérer des contraintes intérieures et extérieures. En tout état de cause, seuls ceux qui sont capables et désireux de participer au dialogue, de questionner leurs propres pensées et actions, et de reconnaître et dépasser leurs préjugés, devraient être admis en loge.

La vie en loge est déterminée par ses membres. La délégation se fait uniquement de bas en haut, et la responsabilité, par conséquent, découle du sommet. Les principes de la franc-maçonnerie ne doivent pas constituer un cadre restrictif, mais une base solide pour tout développement possible. La responsabilité s’exerce uniquement envers les personnes, et non envers les autorités. Connais-toi toi-même, maîtrise-toi toi-même, perfectionne-toi ! La franc-maçonnerie doit toujours être avant tout un travail sur soi, visant à explorer :

« Qu’est-ce qu’être humain ? »


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